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Jean-Michel AUBEVERT UNE ENFANCE HEUREUSE

Publié le par Claude Donnay

Jean-Michel AUBEVERT   UNE ENFANCE HEUREUSE
Jean-Michel AUBEVERT   UNE ENFANCE HEUREUSEJean-Michel AUBEVERT   UNE ENFANCE HEUREUSE

Jean-Michel AUBEVERT Une enfance heureuse

Editions Le Coudrier, 2017, 100 p., 20 €.

 

Etrange cette entreprise d'écrire une note critique à propos d'un recueil qu'on a préfacé. Je me suis donc mis dans la peau d'un lecteur anonyme. Un regard neuf, vierge de toute analyse préconçue avant d'ouvrir le nouveau livre de Jean-Michel AUBEVERT.

 

"Une enfance heureuse", le titre est suffisamment éloquent. Le poète semble avoir tourné les pages douloureuses d'un précédent livre pour prendre lumière dans une mémoire d'enfance dont il explore toutes les dimensions, de la nature sauvage et belle à la poésie et à la peinture, sans oublier tous les passages et les découvertes à cet âge où le corps et l'esprit s'éveillent à la vie.

On retrouve avec bonheur la langue étincelante d'Aubevert, cette houle de mots et d'images qu'il souffle, module, amplifie avec un talent unique dans le paysage poétique actuel.

 

"Heureux qui rêve comme l'arbre dans l'arche de sa sève ! Il cuve des oiseaux aux marches du soleil, tant et si bien qu'il arme d'une aile ses samares, que le premier mouvement de sa graine, de sa feuille cotylédonaire, est d'esquiver le pas d'un vol, le V qu'on voit aux oiseaux quand l'enfant en signe le ciel, par lequel le géant s'élance".

 

Cet extrait suffit à donner le ton de ce livre lumineux, auquel les aquarelles de Michel Van den Bogaerde apportent leurs justes couleurs. Merveilleux ciels marins, beauté des arbres mangés de bleu au diapason des mots du poète.

 

"La mer a des habits de lumière dans l'arène éblouie, et des coquilles de noix qu'elle écale".

 

Et le format italien du recueil rend l' "objet" encore plus attrayant. C'est un réel plaisir de le tenir en mains et cela me conforte encore plus dans l'idée que le travail éditorial consiste aussi à donner un écrin à la voix du poète. Joëlle Aubevert est une orfèvre en la matière et la réputation de ses éditions Le Coudrier n'est plus à faire.

 

Un bien beau et bon recueil !

 

Claude Donnay

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Jean-Louis MASSOT Nuages de saison

Publié le par Claude Donnay

Jean-Louis MASSOT   Nuages de saisonJean-Louis MASSOT   Nuages de saison
Jean-Louis MASSOT   Nuages de saison

Jean-Louis Massot, Nuages de saison, avec des photos de Olivia HB, 2017, 12 €

Un très beau recueil du poète-éditeur des Carnets du Dessert de Lune.  Des variations sur le ciel, sur les ciels nuageux, ennuagés, nuancés, dénuagés... On nage entre les cumulus et les stratus, et tous les autres nimbus... C'est beau, c'est doux... Et les photos d'Olivia HB viennent en contrepoint des textes, des photos léchées, d'où émanent une poésie intense.

Un très beau recueil vraiment :)

Extrait

"Le ciel sèche

Au vent

Ses longs draps

Blancs

Et ses oreillers

Moelleux."

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Montaha GHARIB Toutes les femmes meurent pour un poème

Publié le par Claude Donnay

Montaha GHARIB    Toutes les femmes meurent pour un poèmeMontaha GHARIB    Toutes les femmes meurent pour un poème
Montaha GHARIB    Toutes les femmes meurent pour un poème

Montaha GHARIB "Toutes les femmes meurent pour un poème"

Bleu d'Encre Editions, 2017, 10 €

Parution chez Bleu d'Encre Editions du premier recueil de la poète libanaise Montaha GHARIB !
"Toutes les femmes meurent pour un poème" est un chant d'amour à la vie, un cri de femme parfois blessée mais toujours portée à renaître.
Du rythme, de l'émotion, de la sensualité, un recueil au parfum de Levant qui révèle une voix discrète mais puissante.

Extrait

"Il remonte la robe de ma nuit
Sur le ventre du printemps
Ses doigts avides
Ensemencent mon corps déserté

Des bourgeons éclatent en fête

Baignée de lumière
Je m'épanouis dans les ténèbres

De la source tarie
La sève jaillit

Et l'heure s'arrête"

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"HORIZONS" Une lecture du recueil de Montaha Gharib/Claude Donnay par Jean-Louis CORNELLIE

Publié le par Claude Donnay

"HORIZONS"  Une lecture du recueil de Montaha Gharib/Claude Donnay par Jean-Louis CORNELLIE

LECTURE DE "HORIZONS" de Montaha GHARIB et Claude DONNAY

Un recueil paru en 2015 chez Bleu d'Encre Editions

 

Une déjà longue complicité me lie, par l'écriture, à Montaha et Claude. Montaha Gharib est libanaise, Claude Donnay est belge. Tous deux exercent leur talent aux confins des paysages où se mêlent les sensibilités, les couleurs, les transparences des rêves. Les voici réunis en poésie. Modestement je crois savoir ce qu'est écrire de concert ou en duo, comme l'on chante ensemble ou séparés. Il s'agit ici d'un recueil à deux voix : écoutez-les, partagez les parfums orientaux et les brumes nordiques. Respirez, expirez : voici le souffle des "Horizons". Léger, sur l'épaule du rêve. Croisez les vertiges du jour.

Le recueil 'Horizons" se divise et se complète en un ordre numérique de un à dix-neuf. A deux voix, trente-huit respirations différentes. Les temps partagés ou complétés : deux voix, deux sensibilités différentes.

 

TEMPS 1 : Entre les oliviers, dans le corps de l'olivier, à l'abri de l'écorce, mûrit le rêve de l'olive ! Voici bien les rêves de Montaha et Claude.

 

TEMPS 2 : "J'invente les mots à l'eau du jour" signe Montaha et Claude lui répond : "La vie allonge son ombre pour boire à l'horizon du jour". Superbe.

 

TEMPS 3 : L'expression "des cœurs funèbres" me semble osée (MG) et "un sourire d'ailes" lui répond (CD).

 

TEMPS 4 : Ici "une vague de spleen" fait trop songer à un poète maudit mille fois cité. Aussitôt, ô baume de lumière, "un désir file invisible entre mes doigts". Claude Répond :"On nomme l'absence comme le satin d'une chemise". Jolie image.

 

L'heure, on le sait, est vagabonde, voici le TEMPS 5 : "Un brin d'espoir fleurit" et un soleil darde ses rayons. Finale de Claude : "Tout en racines, tendu à brasser le ciel, pour un soleil pris dans les rets du jour". Limpides images de Phébus.

 

TEMPS 6 : Tout est ici papillon qui se défrise les ailes. "Et le chant des oliviers" griffe. Montaha parle de solitude. Oscille le charme de la vie. Solitude partagée. On la dompte telle une bête de cirque ?

 

TEMPS 7 : "Pépite de feuilles et de rêves déchus et dans l'ombre ébréchée (splendide image) je tourne les pages d'un livre enraciné".

Plutôt que les rêves déchus, j'eus écrit les rêves échardés…

 

TEMPS 8 : Oui, voici la "lumière qui porte ses valises", "la vie à nouveau afflue", là, découvre-t-on le fleuve touché le mescaret nippon ?

Etincelle : "Une femme attend un regard qui déroute la vie". Image osée : "confus de désirs et rêves larvés".

 

TEMPS 9 : On "cisèle le cadeau du jour dans le vol de l'oiseau" (lyre ?). Moins heureux, Claude cite "la mouette engluée dans mon ventre". Enfouie ? "On tente de respirer les nuages".

 

TEMPS 10 : Ici Montaha monte en ligne : "Des aiguilles tricotent le bonheur de ta jeunesse", tendre trait. Et "les papillons", non, "les couleurs papillonnent".

Respiration. Les amitiés effilochées, les papillons aux ailes chiffonnées et l'image de Claude, délicate : "seul viatique / le pli d'une lèvre / voyage avec toi".

Dix sur dix.

 

TEMPS 11 : Montaha : "Je crève les nuages jusqu'à l'aveuglement" semble faible mais "une étoile témoigne", solitaire.

Claude : "Au gris d'un jour de traîne", on ferme les yeux.

 

TEMPS 12 : "Engloutie au sombre d'un puits", même les arbres pleurent. Le temps s'arrache des larmes pour moi non stagnantes. "Le temps avale ton cœur". L'image de supplicier les oiseaux ou l'oiseau dans les nues me fait froid dans le dos.

 

TEMPS 13 : "Et le temps / Inlassablement fuit / Sans même rider l'eau / De ton cœur". Souffle de Supervielle ou de René-Guy Cadou.

 

TEMPS 14 : Montaha décrit la peur au ventre "Toujours cette peur tapie dans le miroir". Un miroir à deux faces ? Aie, on y est : "Cette peur de décevoir à la lisière du jour".

 

TEMPS 15 : Montaha : "Dans le couchant de tes yeux" (vois-je le Ponant ?). Superbe tempo : "Les écailles dorées du soleil levant dans le couchant des yeux absents". Le monde miroite pour elle. "N'entame pas le monde" lui répond Claude. Et ce "couchant de ses yeux" écrit tout.

 

TEMPS 16 : "On écale le matin d'un ongle discret", "un brin de silence dans le matin froid". "Je chemine vers toi ma vie". "Tapi dans le jaune, un pas se réveille". Je "mélange" les poèmes comme l'artiste le violet et le mauve.

 

TEMPS 17 : "La cupidité de notre temps" rejoint-elle la souffrance, Montaha ?

"On interroge l'horizon". Il ne referme ni la plaie ni le mal de vivre.

 

TEMPS 18 : superbe de bout en bout, d'une page ou plage à l'autre. "Et le vent ne leur laisse que la cendre des ans". "C'est la soie coulant du ciel". Equilibre, concision : le meilleur temps. Il irradie.

 

TEMPS 19 : Le plus beau ? Oui, "nous marchons une croix sur le dos". Pluie et regrets (CD). "Il cercle son passé". (MG)

 

Un très beau recueil emmitouflé dans le loden des pensées. On y trouve les yeux, les papillons, la solitude et le soleil des dieux. Les matins aux joues pleines, le chêne et le roseau, l'olivier. Parcourez les "Horizons", sautez d'une strophe à une métaphore. A perte de vent, découvrez Montaha Gharib et Claude Donnay, conjuguez, croisez "les parfums de l'Orient aux brumes du Nord". Goûtez à l'éternelle peur du silence.

 

Jean-Louis CORNELLIE

 

Montaha GHARIB et Claude DONNAY, Horizons, Bleu d'Encre Editions, 2015, 2 €.

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Montaha GHARIB a lu "LA ROUTE DES CENDRES" de Claude Donnay

Publié le par Claude Donnay

Montaha GHARIB a lu "LA ROUTE DES CENDRES"  de Claude Donnay


Claude DONNAY LA ROUTE DES CENDRES

Depuis que j'ai commencé à écrire, les textes du poète belge claude Donnay m'épatent. Je les guette impatiemment sur facebook, je savoure la musicalité des mots, je m'évade avec les tableaux évoqués et je vogue dans des horizons dorés, ouverts à tant de beauté....

Et voilà une très belle surprise ! Le premier roman de Claude Donnay "La route des cendres" vient d'être édité aux éditions M.E.O. J'ai fait l'impossible pour me le procurer car je connais très bien les talents du poète et le titre est si alléchant.

En outre plusieurs éléments ont attisé ma curiosité de découvrir ce roman sur google et facebook:
 

- Un article dans le journal "L'Avenir" rédigé par Michel Motte,
- Une belle critique de M. Eric Allard,
- Une émission de tv où le romancier parle de son roman,
- Enfin une lecture du premier chapitre sur youtube par Claude Donnay lui-même.

 

Tout ceci a ajouté à mon enthousiasme de lire ce roman qui, paraît-il, est si bien "écrit, dans une langue fluide qui fait le partage entre le récit et des moments de pure poésie" (Eric Allard).

Et voilà, après une attente qui m'a paru interminable, la délectation de ce roman commence. Dès le début j'ai découvert ce que j'attendais : un roman à couper le souffle dans sa fluidité musicale, ses beaux tableaux, ses images, la manière de relater les événements, l'intrigue, et tout au long du roman le suspens qui m'a retenue sur le qui-vive.

David , 40 ans, tourne le dos à sa demeure, à sa vie de tous les jours, sans jeter un regard en arrière, et le lecteur tourne avec lui aussi le dos à tout ce qui l'entoure pour l'accompagner dans son long pèlerinage vers le Nord. Que fuit- il ? Pourquoi ? On n'en a aucune idée… "Il fuit pour ne pas croupir entre les murs qu'il s'est bâtis à force de grisaille. Que porte-t-il de si lourd et de si précieux sur son dos ? Ou est-ce le poids des souvenirs ?de son passé ? La réponse arrive au fur et à mesure qu'on avance avec lui dans son long voyage : une enfance privée d'amour maternel, un passé trop rempli de souffrances et une femme tant aimée mais à qui il n'a pas su montrer son amour ni combler le vide existentiel…
Ce qui nous laisse perplexe c'est que David, surnommé William Jack, le même qui s'est montré très avare en amour pour la femme de sa vie, Serena, sait très bien se montrer attentionné vis-à-vis des personnes rencontrées durant son périple, auxquelles il laisse une empreinte inoubliable, comme s'il voulait purifier son âme et remédier aux péchés du passé.
On parcourt ce roman comme on vogue sur un lac, ondulant au gré du vent, au gré des états d'âme changeants de William Jack et de Serena. Parfois on est secoué par l'amertume de ces souvenirs, parfois on vogue calmement au son du bonheur du couple hollandais qui embarque William Jack vers le nord, "vers l'endroit ou le ciel se pose sur la terre" et on arrive ensemble à destination. Lui tout au long du roman avance avec un acharnement obstiné vers son but final, et nous les lecteurs, nous avançons avec lui vers la fin, une fin qui assouvit notre curiosité d'avoir tout découvert, d'avoir vécu intensément les états d'âme de notre héros...

Un roman à lire sans hésiter. 180 pages bien intenses, à lire d'une traite. Les événements se succèdent dans un style tout en poésie et harmonie pour rendre les sentiments et les mouvements de l'âme à peindre. Le vocabulaire est riche, précis, cherchant à saisir toutes les nuances du décor et de la psychologie des personnages. Jamais de tableaux figés, tout est mouvement pour épouser l'idée exprimée. Un bien beau livre.

 

Montaha GHARIB

 

Editions M.E.O. www.meo-edition.eu

contact@meo-edition.eu

 

 

 

Montaha GHARIB a lu "LA ROUTE DES CENDRES"  de Claude Donnay

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Anne-Marielle Wilwerth L'accordéon du silence

Publié le par Claude Donnay

Anne-Marielle Wilwerth  L'accordéon du silence

Anne-Marielle WILWERTH L'accordéon du silence

 

Préface de Patrick Devaux – Illustrations de Pascale Lacroix

Editions Le Coudrier, coll. Sortilèges, 2016, 95 p., 20€

 

Quel beau titre ! Et comme il rend parfaitement compte du contenu de ce recueil paru aux éditions Le Coudrier. L'accordéon est un instrument dont le soufflet remue des vagues dans les yeux et dans le ventre. Mélancolie, solitude belle, musiques marines…, l'accordéon contient tout cela et bien plus encore. Et quand Anne-Marielle Wilwerth l'associe au silence, c'est un silence riche de toutes les émotions qui l'agitent.

 

Le format italien et les illustrations de Pascale Lacroix font de ce recueil un instrument vibrant entre les doigts du lecteur. L'auteure, subtilement, nous emporte au milieu des flots de la vie, là où elle se retranche sur elle-même pour mieux écouter le chant du monde. Tout le livre est rythmé par des vagues de textes, qui vont et viennent : Face à l'extrême – Le souffle des lampes – Semeur d'écume – La mémoire contagieuse – En pétillance et tout autour. De l'île, du phare, du rivage intérieur, Anne-Marielle Wilwerth interroge le temps qui fuit, se demande : "tout n'aurait-il été que mirage jusque là". Les oiseaux eux-mêmes "pincent sans relâche les cordes des mêmes questions".

 

Si la mer entoure, isole, ouvre un silence, elle suscite aussi le poème : "Je crois que je suis née / dans la barque abandonnée d'un poème". L'auteure prête attention à ces "choses qui ne font que passer / trop pressées pour peser", un "simple vacillement", un "phrasé un peu froissé", le soleil, la pluie, un "coin sauvage / où vient méditer le quotidien"

Anne-Marielle Wilwerth nous entraîne dans la fragilité, dans l'éphémère de la vie, entre lumière et doutes, vers le silence qui nous fait respirer et entendre l' "inentendu".

 

Ce recueil de la collection Sortilèges des éditions Le Coudrier est un régal de beauté. Et c'est peu de dire que les illustrations à l'aquarelle de Pascale Lacroix répondent merveilleusement aux mots éblouissants d'Anne-Marielle Wilwerth, que Patrick Devaux salue dans sa préface en ces termes : "Son style, reconnaissable entre tous, se saisit de l'émotion pour transcender l'évènement du moment, le fragile et la fugacité pour en faire quelque chose d'universel, ouvrant des portes où chacun peut y mettre ses propres projections de vie".

 

Un livre qui ne vous décevra pas !!!

 

Claude Donnay

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Claude Donnay LA ROUTE DES CENDRES

Publié le par Claude Donnay

Dans quelques jours aux éditions M.E.O. à Bruxelles.

 

 

 

 

http://www.meo-edition.eu

meo.edition@gmail.com

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Claude DONNAY RESSAC Ed. M.E.O. 2016

Publié le par Claude Donnay

Claude DONNAY           RESSAC                                     Ed. M.E.O. 2016

Dans moins d'un mois, mon premier roman "La route des cendres" paraîtra aux Editions M.E.O. .

Il y aura bientôt un an, un recueil de poésie intitulé "Ressac" voyait le jour,  déjà chez M.E.O.

Ce recueil est toujours disponible, vous pouvez vous le procurer auprès de moi ou directement chez l'éditeur.

http://meo-edition.eu

meo.edition@gmail.com

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Claude Donnay

Publié le par Claude Donnay

A trop fréquenter

La lumière

J'augmente

La part d'ombre

Sur mes épaules

Courbé vers le sol

Je marche

Sans voir l'horizon

Sous mes pieds

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Bleu d'Encre n°36 sortie imminente :)

Publié le par Claude Donnay

Bleu d'Encre n°36  sortie imminente :)

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